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CONCOURS POUR UN PARKING ET UN PARC, TROINEX 2001

L’architecture est l’art de construire des lieux afin de permettre l’émergence de liens: sans lieux, il n’est pas de liens possibles.
Une addition de constructions hétérogènes qui se côtoient et forment le centre historique de Troinex: des bâtiments fondateurs, d’autres de moindre importance, quelques places de stationnement, un potager, quelques murs, quelques vestiges ...
Il s’agit ici de trouver ce qui pourrait faire lien. Réunir par un jardin, et non un parc (nous sommes, encore, à la campagne...), la diversité du lieu et des éléments qui le composent. Donner des sous-espaces, des parcours, des chemins, des haltes, des senteurs, des couleurs. Adopter un dessin libre, ondulant, liant les maisons du village et l’aléatoire de leur implantation; entre les haies taillées, courbes, qui accompagnent le cheminement et invitent à l’isolement, des emmarchements conduisent à la nouvelle place communale, plus intime, légèrement en contrebas. Sur un sol de gravier et de pavés, la nouvelle arborisation prolonge l’existante, cadre le ciel, proposant ici un verger d’arbres en tiges mi-hautes, et là, l’ombrage de quelques platanes.
En ce lieu, pas de place pour l’automobile, ni en surface, bien sûr, ni en sous-sol: trémies, bouches d’aération, rampes d’accès, autant de présences trahissant l’enfoui.
Refusant cette, apparente, facilité, l’illusion de l’absence, on n’enterre donc pas. Il faut cependant couvrir: en oubliant le parking souterrain pour lui préférer un simple abri, on fait le choix de maintenir les voitures au sol, passant ainsi du tout béton à la légèreté d’une structure de bois, naturellement ventilée. Parallèlement, on fait signe, en inscrivant une limite entre le noyau historique et les nouveaux quartiers, et en utilisant la topographie pour définir deux horizontales: l’une, prolongement de la route en son point bas, accepte les voitures, l’autre, prolongement du trottoir en son point haut, accueille promeneurs et écoliers. Ainsi, pas de rampes d’accès, ni d’ascenseurs ou de coûteux systèmes d’aération, mais, le bénéfice d’un préau augmenté, accessible au moyen de grands gradins, à la fois balcon sur un jardin changeant, et nouvelle surface à destination de tous, de toutes les fêtes, marchés, promotions, et autres spectacles ...
Aux branches basses des arbres fruitiers, à la toiture de feuillage des platanes taillés, au labyrinthe des courbes et des contre-courbes des haies de hêtre, répond, en contrepoint, la simplicité d’un grand pont de bois, en surplomb, belvédère et place, limite et abri. Saisir l’opportunité d’un rendez-vous entre deux mondes à priori antagonistes (le jardin d’Eden et l’automobile), pour inventer un nouveau lieu, et donc, créer un lien entre l’homme et le paysage.

CONCOURS POUR UN PARKING ET UN PARC, TROINEX 2001

L’architecture est l’art de construire des lieux afin de permettre l’émergence de liens: sans lieux, il n’est pas de liens possibles.
Une addition de constructions hétérogènes qui se côtoient et forment le centre historique de Troinex: des bâtiments fondateurs, d’autres de moindre importance, quelques places de stationnement, un potager, quelques murs, quelques vestiges ...
Il s’agit ici de trouver ce qui pourrait faire lien. Réunir par un jardin, et non un parc (nous sommes, encore, à la campagne...), la diversité du lieu et des éléments qui le composent. Donner des sous-espaces, des parcours, des chemins, des haltes, des senteurs, des couleurs. Adopter un dessin libre, ondulant, liant les maisons du village et l’aléatoire de leur implantation; entre les haies taillées, courbes, qui accompagnent le cheminement et invitent à l’isolement, des emmarchements conduisent à la nouvelle place communale, plus intime, légèrement en contrebas. Sur un sol de gravier et de pavés, la nouvelle arborisation prolonge l’existante, cadre le ciel, proposant ici un verger d’arbres en tiges mi-hautes, et là, l’ombrage de quelques platanes.
En ce lieu, pas de place pour l’automobile, ni en surface, bien sûr, ni en sous-sol: trémies, bouches d’aération, rampes d’accès, autant de présences trahissant l’enfoui.
Refusant cette, apparente, facilité, l’illusion de l’absence, on n’enterre donc pas. Il faut cependant couvrir: en oubliant le parking souterrain pour lui préférer un simple abri, on fait le choix de maintenir les voitures au sol, passant ainsi du tout béton à la légèreté d’une structure de bois, naturellement ventilée. Parallèlement, on fait signe, en inscrivant une limite entre le noyau historique et les nouveaux quartiers, et en utilisant la topographie pour définir deux horizontales: l’une, prolongement de la route en son point bas, accepte les voitures, l’autre, prolongement du trottoir en son point haut, accueille promeneurs et écoliers. Ainsi, pas de rampes d’accès, ni d’ascenseurs ou de coûteux systèmes d’aération, mais, le bénéfice d’un préau augmenté, accessible au moyen de grands gradins, à la fois balcon sur un jardin changeant, et nouvelle surface à destination de tous, de toutes les fêtes, marchés, promotions, et autres spectacles ...
Aux branches basses des arbres fruitiers, à la toiture de feuillage des platanes taillés, au labyrinthe des courbes et des contre-courbes des haies de hêtre, répond, en contrepoint, la simplicité d’un grand pont de bois, en surplomb, belvédère et place, limite et abri. Saisir l’opportunité d’un rendez-vous entre deux mondes à priori antagonistes (le jardin d’Eden et l’automobile), pour inventer un nouveau lieu, et donc, créer un lien entre l’homme et le paysage.

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