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CONCOURS POUR L’EXTENSION D’UN CENTRE COMMERCIAL
ET D’UN PARKING
Genève-Meyrin 1997, 1er prix , avec Pierre Bouvier Architecte

Ceci n’est pas un centre commercial. Ceci est un morceau de ville, une tranche d’urbanité. Avec ses rues, ses places, ses passages, ses échoppes. Tout ce qui, à Meyrin, manque encore. La part manquante.
Le shopping-center à l’américaine ne sera jamais qu’un succédané, un ersatz de ville. L’ Européen, lui, reste un habitué de la ville, dont il reconnaît même sans s’en rendre compte les qualités; il a le choix, et c’est bien la possibilité de ce choix qui lui fera toujours préférer un centre ville à un centre commercial.
Il s’agit donc de repenser le centre commercial non pas en tant que bâtiment indépendant et artificiel, mais bien par rapport aux règles du modèle dont il est issu, à savoir celles de la construction de la ville dense et compacte, avec tout ce que cela comporte de notions de seuils, d’accès, de continuités, de transformations possibles à terme, aussi bien spatiales que temporelles. Le centre commercial européen se doit d’être d’abord un centre urbain; il s’agit d’avantage de construire un lieu de la ville qu’un équipement parmi tant d’autres. Si Meyrin a réussi son urbanisation à grande échelle, il luis reste encore à parfaire celle, plus petite mais tout aussi fondamentale, qui règle les espaces intermédiaires, à la mesure de l’homme qui marche.
En lieu et place de formes et de logiques qui font effet de ville, il s’agit de mettre en place une logique qui donne effectivement forme et lieu à la ville. Une ville où l’on pourrait flâner, se retrouver sur une petite place, où l’on ne pourrait aussi ne faire que passer, c’est -à-dire redevenir un passant. Non pas un bâtiment qui contiendrait un bout de ville pastiche, à l’instar de tous les centres commerciaux du monde, mais bien une véritable pièce d’urbanité, fondée sur le tracé des réseaux viaires, la division du sol, la définition des espaces publics par des espaces privés inscrits dans une structure et une morphologie admettant leurs transformations dans le temps.
Et si vraiment ”ceci” devait, finalement, être un centre commercial, c’est alors parce qu’il aurait répondu à cette double exigence: être à la fois un ensemble commercial et un centre urbain.
Rien ne peut remplacer la ville.

CONCOURS POUR L’EXTENSION D’UN CENTRE COMMERCIAL
ET D’UN PARKING
Genève-Meyrin 1997, 1er prix , avec Pierre Bouvier Architecte

Ceci n’est pas un centre commercial. Ceci est un morceau de ville, une tranche d’urbanité. Avec ses rues, ses places, ses passages, ses échoppes. Tout ce qui, à Meyrin, manque encore. La part manquante.
Le shopping-center à l’américaine ne sera jamais qu’un succédané, un ersatz de ville. L’ Européen, lui, reste un habitué de la ville, dont il reconnaît même sans s’en rendre compte les qualités; il a le choix, et c’est bien la possibilité de ce choix qui lui fera toujours préférer un centre ville à un centre commercial.
Il s’agit donc de repenser le centre commercial non pas en tant que bâtiment indépendant et artificiel, mais bien par rapport aux règles du modèle dont il est issu, à savoir celles de la construction de la ville dense et compacte, avec tout ce que cela comporte de notions de seuils, d’accès, de continuités, de transformations possibles à terme, aussi bien spatiales que temporelles. Le centre commercial européen se doit d’être d’abord un centre urbain; il s’agit d’avantage de construire un lieu de la ville qu’un équipement parmi tant d’autres. Si Meyrin a réussi son urbanisation à grande échelle, il luis reste encore à parfaire celle, plus petite mais tout aussi fondamentale, qui règle les espaces intermédiaires, à la mesure de l’homme qui marche.
En lieu et place de formes et de logiques qui font effet de ville, il s’agit de mettre en place une logique qui donne effectivement forme et lieu à la ville. Une ville où l’on pourrait flâner, se retrouver sur une petite place, où l’on ne pourrait aussi ne faire que passer, c’est -à-dire redevenir un passant. Non pas un bâtiment qui contiendrait un bout de ville pastiche, à l’instar de tous les centres commerciaux du monde, mais bien une véritable pièce d’urbanité, fondée sur le tracé des réseaux viaires, la division du sol, la définition des espaces publics par des espaces privés inscrits dans une structure et une morphologie admettant leurs transformations dans le temps.
Et si vraiment ”ceci” devait, finalement, être un centre commercial, c’est alors parce qu’il aurait répondu à cette double exigence: être à la fois un ensemble commercial et un centre urbain.
Rien ne peut remplacer la ville.

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