DATE
TITLETITRE
TYPE
Maisons_et_ambience
AMBIANCES
L'originalité du projet réside dans sa position remarquable, installé dans une cour abandonnée, au fond d'un couloir, comme un non-lieu. Résultat? Une maison de ville fonctionnant comme un hôtel comprenant trois appartements indépendants, deux duplex dans la partie inférieure et un simplex dans la toiture. Pour le réaliser, il aura fallu creuser « à la brouette » et excaver de 7 mètres. « Nous avons dû inventer un programme pour le révéler, le faire respirer et lui donner une nouvelle vie, relève Philippe Meyer. L'architecture sert à cette fin. Verticalement et en profondeur, la cour s'est agrandie; au-delà de la forme qui nous a été imposée, nous avons choisi de mettre en oeuvre une seule matérialité ».
En effet, observée de toute part, la toiture devient la façade principale. Recouverte de cuivre, elle se propage il en quelque sorte pour habiller par déclinaison, l'ensemble, dans une abstraction géométrique.
« L'objectif était de démontrer qu'à presque toute situation historique figée, il était encore possible d'offrir une définition contemporaine de l'espace et de sa représentation », justifie l'auteur des plans.
Philippe Meyer: «Inventer un programme pour le révéler, le faire respirer et lui donner une nouvelle vie.»
Après douze ans de procédure administrative, la construction difficile et ardue a duré deux ans. Loin de tout accès facile, il a fallu recourir à des matériaux simples tirés d'une approche décalée et user de méthodes raffinées : murs de soutènement revêtus de béton battu; briques de parement pour les murs et les sols; cuivre recouvrant le toit et les façades exposées, bardage en acier, cintré et ciré, enveloppant le plafond du couloir d'entrée avec les murs couverts d'argile et de mortier, alternant le brut et lisse. « En rétablissant le lien qui existait autrefois avec la rue, nous nous inscrivons dans une continuité en rouvrant cette cour aux passants et en la rendant à la ville qui se < bâtit sur elle-même >. La cour, c'est la maison ! »
MATÉRIALITÉ «Parler de matérialité dans le cadre spécifique de ce mandat, c'est évoquer le lieu et son histoire. Le lieu, d'abord, par essence, les cours intérieures s'observent depuis le haut. Ce qui signifie que la cinquième façade est l'élément prépondérant. Choisir la tuile ou choisir le cuivre ? Seuls matériaux admis. Le cuivre s'imposa car lui seul permettait d'être décliné pour revêtir les façades de la maison. L'histoire, ensuite, la teinte de l'environnement bâti, cette pierre de construction, la molasse est partout présente, elle est le lien du temps entre les édifices, aussi nous avons décidé d'utiliser en habillage des murs structurels de béton ou de bois, ou du sol de la cour plantée, une brique... belge dont l'irrégularité et l'aspect en était un mimétisme assumé. Le reste, n'est que décor ! »
- Philippe Meyer

UN HÔTEL PARTICULIER SERTI D'IMMEUBLES HAUTS EN PLEIN CŒUR DE GENÈVE! UN DÉFI AUDACIEUX RÉALISÉ PAR L'ARCHITECTE PHILIPPE MEYER, OÙ MATIÈRE ET SENSATION JOUENT UN RÔLE ESSENTIEL.
LISSE ET BRUT, SEC ET SENSUEL, FORT ET FRAGILE, DENSE ET LÉGER, VIDE ET PLEIN... LE PROGRAMME DANS SON ENSEMBLE EST À L'ÉCHELLE DU MATÉRIAU: MONUMENTAL ET PUISSANT.

L'originalité du projet réside dans sa position remarquable, installé dans une cour abandonnée, au fond d'un couloir, comme un non-lieu. Résultat? Une maison de ville fonctionnant comme un hôtel comprenant trois appartements indépendants, deux duplex dans la partie inférieure et un simplex dans la toiture. Pour le réaliser, il aura fallu creuser « à la brouette » et excaver de 7 mètres. « Nous avons dû inventer un programme pour le révéler, le faire respirer et lui donner une nouvelle vie, relève Philippe Meyer. L'architecture sert à cette fin. Verticalement et en profondeur, la cour s'est agrandie; au-delà de la forme qui nous a été imposée, nous avons choisi de mettre en oeuvre une seule matérialité ».
En effet, observée de toute part, la toiture devient la façade principale. Recouverte de cuivre, elle se propage il en quelque sorte pour habiller par déclinaison, l'ensemble, dans une abstraction géométrique.
« L'objectif était de démontrer qu'à presque toute situation historique figée, il était encore possible d'offrir une définition contemporaine de l'espace et de sa représentation », justifie l'auteur des plans.
Philippe Meyer: «Inventer un programme pour le révéler, le faire respirer et lui donner une nouvelle vie.»
Après douze ans de procédure administrative, la construction difficile et ardue a duré deux ans. Loin de tout accès facile, il a fallu recourir à des matériaux simples tirés d'une approche décalée et user de méthodes raffinées : murs de soutènement revêtus de béton battu; briques de parement pour les murs et les sols; cuivre recouvrant le toit et les façades exposées, bardage en acier, cintré et ciré, enveloppant le plafond du couloir d'entrée avec les murs couverts d'argile et de mortier, alternant le brut et lisse. « En rétablissant le lien qui existait autrefois avec la rue, nous nous inscrivons dans une continuité en rouvrant cette cour aux passants et en la rendant à la ville qui se < bâtit sur elle-même >. La cour, c'est la maison ! »
MATÉRIALITÉ «Parler de matérialité dans le cadre spécifique de ce mandat, c'est évoquer le lieu et son histoire. Le lieu, d'abord, par essence, les cours intérieures s'observent depuis le haut. Ce qui signifie que la cinquième façade est l'élément prépondérant. Choisir la tuile ou choisir le cuivre ? Seuls matériaux admis. Le cuivre s'imposa car lui seul permettait d'être décliné pour revêtir les façades de la maison. L'histoire, ensuite, la teinte de l'environnement bâti, cette pierre de construction, la molasse est partout présente, elle est le lien du temps entre les édifices, aussi nous avons décidé d'utiliser en habillage des murs structurels de béton ou de bois, ou du sol de la cour plantée, une brique... belge dont l'irrégularité et l'aspect en était un mimétisme assumé. Le reste, n'est que décor ! »
- Philippe Meyer

UN HÔTEL PARTICULIER SERTI D'IMMEUBLES HAUTS EN PLEIN CŒUR DE GENÈVE! UN DÉFI AUDACIEUX RÉALISÉ PAR L'ARCHITECTE PHILIPPE MEYER, OÙ MATIÈRE ET SENSATION JOUENT UN RÔLE ESSENTIEL.
LISSE ET BRUT, SEC ET SENSUEL, FORT ET FRAGILE, DENSE ET LÉGER, VIDE ET PLEIN... LE PROGRAMME DANS SON ENSEMBLE EST À L'ÉCHELLE DU MATÉRIAU: MONUMENTAL ET PUISSANT.