DATE
TITLETITRE
TYPE
FACES_54
FACES_54_1
FACES_54_2
DOSSIER Lémanique
On-Off Faculté de psychologie et des sciences de Education de l'Université de Genève

ARCHITECTES Philippe F.Meyer et Pierre Bouvier COLLABORATEUR Didier Leclerc CONCOURS 1997 A2 23)A1 44 REALISATION 2001-2003
UNI PIG NON, bâtiment qui accueille la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, s'inscrit dans la constellation des bâtiments universitaires du centre ville. La logique sérielle des appellations des bâtiments universitaires (Uni I, Uni II, Uni III), ou son appartenant ce au département des sciences humaines, aurait pu faire d'Uni Pignon le petit frère de son voisin Uni Mail. En realite son architecture est tont autre. Uni Pignon, des architectes Pierre Bouvier et Philippe Meyer, rompt la loi des series et entretient plu-tôt un rapport de filiation subtile avec les bâtiments moins récents d'Uni II ou de Sciences II, notamment à travers sa présence affirmée dans son environnement, ses matériaux et la nature de son enveloppe. De l'exterieur, le bätiment s'offre discrete-ment au regard. Des filets de protection du chantier ä son (re)vêtement métallique définitif, sa façade est apparue presque sans transition. Pourtant la presence de On-Off est une petite revelation.Tres en vue depuis le boule-vard ou le parvis de l'universite, il est altern a-tivement ombre et lumiere, flou ou pique, suivant l'incidence du rayonnement solaire ou la clarte de l'atmosphere, abat-jour ou enseigne lumineuse, de jour et de nuit. Son enveloppe changeante demeure cependant loin des effets (trop) tranch es d'une facade de verre plus traditionnelle. Sa physionomie silencieuse est à la fois apaisante au milieu d'un environnement urbain agite et intrigante puisqu'elle semble dissimuler quelque Chose. Ce bätiment habille de toile se pique-t-il d'anthropomorphisme ? Ou'y a-t-il derrière ce « tissu » ? à quoi ressemble ce visage qui se dérobe à notre regard? Le bâtiment n'a-t-il pas déjà été baptise avec humour Uni Burqa ? intrigues, nous nous approchons. L'enveloppe, apres l'orage, déploie de superbes effets de moire ou de surbrillance. Une fois dans le haut nous n'avons pourtant pas encore le Sentiment de nous trouver à l'intérieur, tout l'ouverture panoramique sur le parvis et la rue offre un spectacle saisissant de l'activité urbaine. Il faut pénétrer dans son antre, au niveau inférieur des salles de séminaire, pour sentir l'intériorité du bâtiment; ici, l'atrium boisé, avec ses deux grands abat-jour sur pied, prend des airs de salon. Pour voir sans être vu, il faut monter dans les étages supérieurs et se rendre dans l'intimité des bureaux, derrière le voile. Depuis là, les façades du boulevard et la silhouette de l'Eglise de Plainpalais apparaissent comme pixellisés. C'est l'effet de distanciation qui domine. Cette vision filtrée de la réalité constitue un milieu propice à l'usager-voyeur qui, de son bureau et en retrait du tumulte environnant, est alors en position idéale pour travailler ou observer.

Nicolas Vaucher

Photos Meyer & Bouvier et J.-M. Landecy

DOSSIER Lémanique
On-Off Faculté de psychologie et des sciences de Education de l'Université de Genève

ARCHITECTES Philippe F.Meyer et Pierre Bouvier COLLABORATEUR Didier Leclerc CONCOURS 1997 A2 23)A1 44 REALISATION 2001-2003
UNI PIG NON, bâtiment qui accueille la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, s'inscrit dans la constellation des bâtiments universitaires du centre ville. La logique sérielle des appellations des bâtiments universitaires (Uni I, Uni II, Uni III), ou son appartenant ce au département des sciences humaines, aurait pu faire d'Uni Pignon le petit frère de son voisin Uni Mail. En realite son architecture est tont autre. Uni Pignon, des architectes Pierre Bouvier et Philippe Meyer, rompt la loi des series et entretient plu-tôt un rapport de filiation subtile avec les bâtiments moins récents d'Uni II ou de Sciences II, notamment à travers sa présence affirmée dans son environnement, ses matériaux et la nature de son enveloppe. De l'exterieur, le bätiment s'offre discrete-ment au regard. Des filets de protection du chantier ä son (re)vêtement métallique définitif, sa façade est apparue presque sans transition. Pourtant la presence de On-Off est une petite revelation.Tres en vue depuis le boule-vard ou le parvis de l'universite, il est altern a-tivement ombre et lumiere, flou ou pique, suivant l'incidence du rayonnement solaire ou la clarte de l'atmosphere, abat-jour ou enseigne lumineuse, de jour et de nuit. Son enveloppe changeante demeure cependant loin des effets (trop) tranch es d'une facade de verre plus traditionnelle. Sa physionomie silencieuse est à la fois apaisante au milieu d'un environnement urbain agite et intrigante puisqu'elle semble dissimuler quelque Chose. Ce bätiment habille de toile se pique-t-il d'anthropomorphisme ? Ou'y a-t-il derrière ce « tissu » ? à quoi ressemble ce visage qui se dérobe à notre regard? Le bâtiment n'a-t-il pas déjà été baptise avec humour Uni Burqa ? intrigues, nous nous approchons. L'enveloppe, apres l'orage, déploie de superbes effets de moire ou de surbrillance. Une fois dans le haut nous n'avons pourtant pas encore le Sentiment de nous trouver à l'intérieur, tout l'ouverture panoramique sur le parvis et la rue offre un spectacle saisissant de l'activité urbaine. Il faut pénétrer dans son antre, au niveau inférieur des salles de séminaire, pour sentir l'intériorité du bâtiment; ici, l'atrium boisé, avec ses deux grands abat-jour sur pied, prend des airs de salon. Pour voir sans être vu, il faut monter dans les étages supérieurs et se rendre dans l'intimité des bureaux, derrière le voile. Depuis là, les façades du boulevard et la silhouette de l'Eglise de Plainpalais apparaissent comme pixellisés. C'est l'effet de distanciation qui domine. Cette vision filtrée de la réalité constitue un milieu propice à l'usager-voyeur qui, de son bureau et en retrait du tumulte environnant, est alors en position idéale pour travailler ou observer.

Nicolas Vaucher

Photos Meyer & Bouvier et J.-M. Landecy